Citation du jour

Chargement Évènements

« Tous les Évènements

  • Cet évènement est passé

Le 3 septembre 1992, la régime saoudien décapitait l’écrivain Sadeq Abdul Kareem Malallah pour apostasie et blasphème

3 septembre 2022

 

Sadeq Abdul Kareem Malallah est un Saoudien chiite décapité à Qateef le 3 septembre 1992 pour avoir prétendument « insulté Mahomet et le livre saint de l’islam, le Coran ». Il était accusé d’avoir traité Mahomet de « menteur et d’escroc » qui utilisait la « sorcellerie » et recevait « l’aide des démons », et d’avoir dit que « le Coran avait été fabriqué par Mahomet » et que l’islam était « une religion fabriquée ». Il avait été condamné par un tribunal kangourou pour avoir prétendument « jeté des pierres sur une voiture de police » en 1988 et purgeait alors une peine de cinq ans dans la prison de Mabahith. Plus tard, un juge de Qatif l’a accusé d’avoir fait entrer clandestinement une Bible dans le pays et lui a demandé de se convertir à l’islam wahhabite, qui prévaut en Arabie saoudite et qui nourrit de profondes suspicions à l’égard des musulmans chiites. Lorsque Malallah a refusé, il aurait été placé à l’isolement et victime de violences physiques. Il a maintenu son innocence jusqu’au dernier moment.

Sadeq Abdul Kareem Malallah (Wikipedia)

 

Photo Sadeq Malallah

 

L’Arabie saoudite n’a pas de code pénal, la charia fonctionne comme la loi du pays. L’apostasie est criminalisée et impose la peine de mort. L’accusation criminelle d’« apostasie » est parfois déployée contre des personnes (y compris des écrivains, des militants, des artistes ou des avocats) qui montrent des signes sérieux de repoussement des limites extérieures de la liberté d’expression, ou qui critiquent les autorités religieuses, et dont les opinions (à tort ou à raison) sont qualifiées d’« athées » ou d’« insultes à la religion ». Ces lois sont activement utilisées. Le blasphème (conçu comme « une déviation de l’islam sunnite ») est souvent considéré comme une forme d’apostasie et peut être poursuivi en tant que telle (contrairement à d’autres juridictions, où l’apostasie est parfois considérée comme une forme/preuve de blasphème).  ( Source)

Le politicien soudanais Mahmoud Mohammed Taha fut exécuté en 1985 pour apostasie, il avait 76 ans. En 1992, le poète saoudien Sadiq Malallah, musulman chiite, est exécuté par décapitation pour apostasie et blasphème. En 1992, le théologien Mohammed al-Ghazali justifie dans une fatwa l’assassinat de l’intellectuel Farag Foda, qui avait décrit de quelle manière les Coptes sont discriminés en Égypte, prétextant que « si le gouvernement peine à condamner les apostats, n’importe qui peut se charger de le faire ». En 1996, Hadi Al-Mutif, adolescent saoudien chiite, est condamné à mort pour apostasie. Il demeure seize ans dans le couloir de la mort avant d’être gracié en 2012. (Source)

 

L’apostasie est toujours passible de la peine de mort dans 12 pays… suite sur  Apostasie et Islam

 

Frénésie d’exécutions en Arabie Saoudite (Amnesty International)

 

 

Les rédacteurs du site Relifakes.com ne sont pas rémunérés et ne sont motivés que par leur engagement citoyen contre l'obscurantisme. Le site ne reçoit aucune subvention. Les dons aident à couvrir une partie des frais.

Détails

Date:
3 septembre 2022
Catégorie d’Évènement:

Laisser un commentaire

Abonnez-vous à notre lettre gratuite d'actualités Relifakes.com

 

Lettre hebdomadaire sur tout ce qui concerne les "Sans religion" et leur combat contre le fléau des religions et l'obscurantisme. La lettre ne comporte aucune publicité. La liste des abonnés n'est revendue à aucun tiers. Vous pouvez toujours vous désabonner à tout moment.

 

Le nouveau site Relifakes.com milite pour réduire l’influence omniprésente des religions et contrer l’endoctrinement des populations, surtout des plus jeunes. Merci de partager !

Vous êtes maintenant abonné à la lettre Relifakes.com