Il n’y a jamais eu de « voile islamique ». Le « voile », lui-même, n’est pas précisé dans le Coran. Tout au plus y est-il question d’une sorte de cape, dans un récit situé dans le temps et dans l’espace. La notion de tenue ou d’habit « islamique » ne recouvre aucune réalité concrète ou historique. L’islam ayant épousé des coutumes et s’étant acclimaté de cultures très diverses au cours de l’histoire, il n’a jamais codifié un habit canonique.

Source Facebook Fondation de l’islam de France 2 déc 2021

Selon ces experts, Le Coran est clair:

  • aucun habit islamique imposé

  • discrétion et pas de signe ostentatoire

Pour une visibilité discrète Tareq Oubrou (« imam de Bordeaux »)

En 2012  il déclare  à L’Express : « Quant au voile, je n’ai trouvé aucun texte qui oblige la femme à se couvrir la chevelure ». En mai 2016, l’organisation terroriste État islamique lance une fatwa contre lui, appelant à son assassinat.

Nous avons vu que ,  pour l’islam, Dieu communique avec les Hommes à distance. Il reste derrière un voile (Cr. 42, 51). Dieu est pudique et aime la pudeur, selon un hadith du Prophète (Abu-Dâwûd). Et qui dit pudeur dit discrétion. Obligatoirement. Ce fait théologique est important. Et puisque le musulman est appelé à imiter Dieu, il doit être pudique et donc discret.

L’habit ne doit donc être ni ostentatoire ni provocateur. Toute tenue qui sort des normes de pudeur vestimentaire d’une société est fortement condamnée sur le plan moral par le Prophète (Abû-Dâwûd,). Cette règle concerne autant les vêtements des hommes que ceux des femmes. C’est pourquoi il n’y a pas d’habit islamique tel qu’on l’entend aujourd’hui, comme le « foulard islamique » ou « voile islamique ». Cela n’a pas de sens.

L’islam est une religion d’abstraction. Il ne cherche pas à créer une rupture entre le profane et le sacré par des signes extérieurs. Mais au fil de l’histoire, les symboles des cultures et des systèmes politiques au sein desquels l’islam fut accueilli, interprété, puis transmis à travers les générations ont fini par devenir les siens. Or, il n’y a pas de symbole religieux en islam si ce n’est une visibilité culturelle. Vêtements islamiques, architecture (minaret) ou musique sacrée, couleur islamique (le vert notamment), croissant musulman… Tout cela n’a pas de sens théologiquement parlant. L’islam ne connaît pas non plus d’objets de culte, comme la kippa pour les juifs ou la croix pour les chrétiens.[…]

Livre « Quelle place pour l’Islam dans la République ? pour les Nuls – ça fait débat « –  – Tareq Oubrou – p100 à 101 (FIRST Édition – 2021)

Source: Facebook Voix d’un islam éclairé /Mosquée Simorghpatrick de salve 15 déc. 2021

Tareq Oubrou (Wikipedia)

Concernant le voile, nous pensons qu’il revient à chaque femme de décider pour elle-même A chaque femme d’exercer sa liberté individuelle, sans céder aux injonctions d’autrui, quelles qu’elles soient. Dans les versets sur le voile, le Coran invite avant tout à la pudeur et à la modestie, les femmes comme les hommes (24-30-31). Se couvrir les cheveux n’est pas explicitement mentionné (24-30-31 ; 33-59), c’est une question d’interprétation personnelle. Certaines femmes voient dans le voile une question de foi personnelle, d’autres non. Le voile est une affaire de choix individuel.

Source: Article d’un collectif d’islamologues dans le journal Le Monde 16 avril 2021

Le voile : des questions et des réponses

1.Historiquement, d’où vient le voilement des femmes, est-ce une particularité de l’islam ? 2. Quel est la réalité du voilement au niveau théologique ? Dans le Coran et plus largement dans la littérature « canonique » islamique ? 3. De quoi le voile « islamique » est-il le nom ? (au niveau symbolique et politique)  4. Pourquoi cette résurgence, somme toute assez récente, au niveau historique, du voile ? 5. Comment faire évoluer les mentalités autour du voile au niveau théologique et politique ? 6. Comment faire comprendre aux féministes françaises que porter le voile n’est pas une liberté comme les autres ?

Vidéo  interview par Cyril Chevrot en français 59 min

livre bas les voiles

« Bas les voiles » de Chahdortt Djavann 

 » Mais qu’est-ce que c’est que porter le voile, habiter un corps voilé ? Que signifie être condamnée à l’enfermement dans un corps voilé puisque féminin ? Pourquoi voile-t-on les filles, seulement les filles ? Pourquoi cache-t-on leur corps, leur chevelure ? Qui a le droit d’en parler ? J’ai porté dix ans le voile. C’était le voile ou la mort. Je sais de quoi je parle. « 

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Chahdortt Djavann est une romancière d’origine iranienne, vivant en France depuis 1993. Elle considère le voile comme un symbole de discrimination sexuelle. De 13 à 23 ans, elle fut « réprimée, condamnée à être une musulmane, une soumise, et emprisonnée sous le noir du voile ».

Elle s’oppose aux intellectuels français musulmans, ces bien-pensants  qui « parlent à la place de celles qu’on n’entend pas – la place que tout autre qu’elles devrait avoir la décence de ne pas essayer d’occuper ». Pour qui se prennent-ils eux qui n’ont jamais vécu sous cette « prison ambulante « ? Son livre est un cri de révolte qu’il faut entendre pour comprendre ce voile vécu « comme prison ambulante ». « Ceux qui sont nés dans les pays démocratiques ne peuvent pas savoir à quel point les droits qui leur paraissent tout naturels sont inimaginables pour d’autres qui vivent dans les théocraties islamiques. J’aurais mérité comme tout être humain, d’être née dans un pays démocratique, je n’ai pas eu cette chance. »

« dès leur plus tendre enfance, les fillettes intériorisent l’idée que leur existence est une menace pour le garçon et pour l’homme ». Aussi Chahdortt Djavann  accuse les « midinettes du voile en France » d’encourager « à la répression de toutes les femmes qui, dans les pays musulmans, essaient d’échapper à l’emprise totalitaire du hidjab au risque de leur vie ». Parce qu’elle le considère comme un symbole de « discrimination sexuelle »,.Selon Chahdortt Djavann, le voile doit être interdit. « Non pas au nom de la laïcité, mais « au nom des droits de l’homme et au nom de la protection des mineurs ».

A propos de ce livre en version audio de Chahdortt Djavann, voici le commentaire de David, dans son intégralité publié le 30 mars 2017 sur Amazon:

Un brulôt réquisitoire envers le voile islamique lu par l’auteure qui élargit à la fin le propos pour combattre les intolérances

Chahdortt Djavann est née en Iran. Romancière, elle vit depuis plus de dix ans à Paris où elle a étudié l’anthropologie.
De 13 à 23 ans – pendant 10 années – l’auteure de religion, contexte et tradition musulmane a « normalement et docilement » porté le voile islamique (« hijab »). Puis l’a refusé. Dans ce court essai courageux au vitriol, elle dénonce son obligation, l’asservissement dans lequel il place la femme – l’épouse, l’adolescente, la mère, puis grand-mère – dans une position asservie et un rôle obligatoire, non remis en cause par l’Islam et surtout par les hommes musulmans.

Émanant d’une enfant même de l’Islam, il acquiert un impact encore plus fort pour les européens d’autres systèmes de pensées. On le reçoit ainsi, soit comme une révélation nouvelle par une femme l’ayant vécu, soit comme un sentiment diffus qui se trouve alors exprimé. Une dénonciation amère, virulente (et justifiée ?) mais sans doute mûrement ressentie et qui s’exprime avec le fracas de la violence libérée, car ayant touché et attenté à ses droits fondamentaux. Pour cette intellectuelle et écrivaine se taire ne fut pour elle plus possible et l’heure fut venue de combattre par la portée de ses propres mots une situation qu’elle juge intolérable.
Un des piliers de l’Islam qui ne doit surtout pas être remis en cause ? Davantage de voix s’élèvent de plus en plus malgré tout, et à intervalles réguliers un évènement médiatique devient hyper-médiatisé et fait reparler de cette pratique courante.

La terreur se glisse dans la perception quotidienne de chaque femme si elle ne porte pas le voile, et qui signe sa soumission obligatoire à l’ordre établi. Nulle critique ou évolution n’est possible. Elle laisse place sinon à la diffamation et l’attaque ad nominem.
On les a voilées car elles ne le choisissent pas (on ne leur demande pas leur avis) et cet acte est intériorisé dès l’enfance et l’école. « Un poids traditionnel lourd ».

Les cheveux sont synonymes de tentation : celui d’aviver malgré elles le désir de la gent masculine. Ils sont donc un symbole sexuel, qui définit la femme uniquement par le regard des hommes, comme un objet de tentation et d’appât.
Les mères reproduisent cette pratique, par crainte, habitude, tradition. Celles qui n’usent pas de cette pratique sont des ennemies et deviennent immanquablement contre l’Islam.

Le voile : vu comme une protection, d’abord une barrière, une soumission, un enfermement féminin, à la fois qui révèle et cache. Mais est le signe d’une séduction cachée aussi. Que cache-t-on ? On masque aussi pour se révéler. Sauf qu’en Orient et par cette religion, il est imposé : où est alors la liberté ?

Bien sûr il n’existe pas de liberté ni d’égalité ; seule l’obéissance, l’acquiescement et le silence restent de mise pour elles. Aveuglés par la tradition, les hommes ne veulent pas leur donner une quelconque ouverture, sans remise en cause de cette pensée exclusive.
Pour elle, la femme musulmane est soumise, en prison, dévalorisée, condamnée à l’enfermement, non autonome, emprisonnée, oppressée, stigmatisée, méprisée, aliénée. On bafoue alors leurs droits. Mais bien sûr sous couvert d’habitude religieuse, culturelle et sociétale. Le port du voile ne doit pas être remis en cause. Les hommes ont-ils mis cette stratégie voire cette tyrannie en place parce qu’il craint la femme ?
L’Islam : en paranoïa par rapport à l’Occident ?

Elle fait partir tout principalement de la révolution iranienne de 1979 « sous la férule de Khomeyni rentré de France avec la bénédiction de beaucoup d’intellectuels français », avec l’idéologie islamique obligatoire intervenue depuis. Vers la fin de l’ouvrage elle part de la critique du voile pour aller sur le terrain de l’Islam même et des pays musulmans, élargissant la critique envers les intellectuels musulmans, où « pas un langage de fermeté n’a été utilisé ».

Puis elle appelle de ses vœux une politique éducative, pour s’attaquer « aux vraies raisons de la violence » et qui justement pourra les réduire. Elle conclut par différents appels : envers les intellectuels, les femmes eux-mêmes – musulmanes et toutes les autres – les musulmans eux-mêmes et les politiques.
« Toute vérité est voilée. »
Ses derniers mots sont : « Allons-nous enfin nous réveiller ? »
Son livre a conquis une portée nationale.

Son titre peut faire référence au titre de l’émission de Mireille Thomas « Bas les masques ! », comme un masque physique et social que l’on porte d’office et de manière obligatoire, et qui façonne l’emprisonnement féminin.

Elle lit intégralement son propre livre (d’une durée totale de 80’, paru en 2003) au sein des célèbres Éditions des femmes, qui ont tant œuvré pour l’expression féminine et la défense de leurs droits : cette collection était donc naturelle. Elle nous le propose avec son léger accent mais avec conviction, sans s’énerver ; mais l’on sent la colère froide, avec son argumentation mûrement construite puis sortit comme un jet. Une passionnante réflexion pour lancer le débat, mais auquel il est si tentant d’acquiescer.[ NDLR: CD disponible içi]

« Écouter un livre est une autre façon de lire. C’est le plaisir de la rencontre avec un texte, par la magie de la lecture à voix haute » précise la brochure papier des éditions « Écoutez lire » de Gallimard.
L’on imagine que nombreux sont ceux qui ne veulent pas faire évoluer les pensées, comportements et habitudes. Elle a dû être attaquée…
Un livre essentiel par sa portée, comme un manifeste et plaidoyer. Quelques extraits de critiques approbatives sont rappelés sur deux pages du livret.

Il faudrait pratiquement noter chacune de ses phrases, forte, précise, implacable. Ci-dessous quelques citations happées au gré de l’écoute.

« Pourquoi ne voile-t-on pas les garçons musulmans ? »
« Ne cache-t-on pas seulement ce dont on a honte ? »
« Chez les musulmans dès sa naissance une fille est une honte à dissimuler car elle n’est pas un enfant mâle ».
« Elle est la faute et la culpabilité en personne puisqu’elle crée le désir, lui-même coupable chez l’homme ».
« L’humiliation d’être femme dans les pays musulmans »
Elles doivent seulement éveiller le désir des hommes ?
Une fille est une honte, puisqu’elle est fille. Elle est déjà l’objet du péché. « La honte d’habiter un corps honteux ».
« Ce qu’on dérobe au regard ne fait qu’attirer le regard ».
« Le voile n’est pas un simple foulard sur la tête : il doit dissimuler entièrement le corps. » « Il définit et limite l’espace féminin ». Elle ne peuvent pas choisir.
« Il en fait un symbole sexuel puisque la chevelure dérobée est un symbole sexuel » « Ce que l’on cache, on le montre. »
« Une fille n’est rien, le garçon est tout »
« Le voile n’a de sens que par ce qu’il cache, dissimule ou protège »
« Impure », il faut cantonner la fille dans cette soumission.
« La femme non voilée peut ébranler l’édifice de l’identité masculine dans l’Islam ».
« La pudeur et la honte de la femme sont les garants et l’expression de l’honneur et du zèle de l’homme musulman ».
« Le corps féminin est en soi un tabou ».
« Le voile porte l’odeur du péché ».
« Ce qu’on dérobe au regard ne fait qu’attiser le regard ».
La mère en est garante. Les mères ont peur de ne pas reproduire ce schéma et dogme. Il est « intériorisé par les enfants ».
« Le voile une prison ambulante ».
« Ce qui n’est pas dans le Coran est le mal absolu ».
« Une femme-objet ». « Sa mise sous tutelle ».
Certaines l’utilisent volontairement pour se faire remarquer aussi, pour attirer le regard. Elles passeraient invisibles sinon. Il leur sert à exister, à leur manière.
« Il est interdit de voir ; juste de fantasmer ».
Pour la fille, le port du voile est un « traumatisme » ; « Réduites au silence dès l’enfance ».
« Le voile ou la mort » imposé dans toutes les écoles, pour des filles de 7 ans, comme un conditionnement culturel et éducatif.
« Les intellectuels musulmans portent une lourde responsabilité dans cette affaire ». Un musulman athée ou laïc existe-t-il ? Il est forcément en accord avec le dogme de l’Islam et ses signes. Ne surtout pas manifester d’opposition. « C’est plus prudent et plus malin ».
L’évolution devrait aussi passer par « l’éducation des immigrés adultes » et ainsi éviter « la crispation religieuse ». Il faut seulement « du courage ».
« Dieu et Allah doivent rester à la porte de l’école », afin d’accéder à la « libre pensée ».

Le combat de deux femmes contre le voilement en Amérique du Nord, un outil d’oppression

Masih Alinejad (USA) et Yasmine Mohammed Canada) de culture arabo-musulmane,  Un hashtag : « #LetUsTalk » « Laissez-nous parler ») sur les réseaux sociaux. 

Elles dénoncent la censure qui pèse sur la critique du port du voile en Occident. 

Yasmine Mohammed, militante des droits de l’homme, défend les droits des femmes vivant dans des pays à majorité musulmane, ainsi que ceux des personnes qui luttent contre le fondamentalisme religieux en général. Elle est la fondatrice de Free Hearts Free Minds, une organisation qui apporte un soutien en matière de santé mentale aux membres de la communauté LGBT et aux libres penseurs vivant dans des pays à majorité musulmane, où ces deux « crimes » peuvent être punis d’exécution. Son livre, Unveiled, est un mémoire/polémique qui évoque son enfance dans un foyer islamique fondamentaliste et son mariage arrangé avec un membre d’Al-Qaeda. Elle y fait la lumière sur le traumatisme religieux dont tant de femmes sont encore incapables de parler aujourd’hui.

Pour le le médecin Sherif Emil , «  le hijab, le niqab et la burqa sont des instruments d’oppression pour des millions de filles et de femmes dans le monde qui n’ont pas la possibilité de faire un choix ». 

« Au Canada, on m’a imposé le hijab à 9 ans et le niqab à 19 ans. J’ai été reniée et menacée de mort parce que j’avais choisi ce que je voulais porter sur mon corps. En Occident, on me dit qu’en racontant mon histoire, je vais provoquer de l’islamophobie. Je suis une femme du Moyen-Orient et j’ai peur de l’idéologie islamique. Yasmine Mohammed » #FreeFromHijabhttps://t.co/c2e6eGYnZRpic.twitter.com/cjG6QX2Z0h

Dans son livre Unveiled : How Western Liberals Empower Radical Islam , Yasmine Mohammed explique que la société canadienne et les médias, principalement la gauche libérale nord-américaine, ne « comprennent pas que le voile n’ est pas un vêtement culturel ». Mohamed Yasmine Verser, « les défenseurs du multiculturalisme croient judicieux de défendre le voile parce qu’ils ne voient pas que ce n’est pas l’affirmation d’un style ou d’une culture mais une idéologie religieuse ; une idéologie misogyne pour laquelle, dans certains pays, les femmes sont tuées ».

 

« Nous vivions de façon « séparatiste », nous n’étions pas du tout intégrés »
« Le nouvel époux de ma mère avait déjà une femme, nous étions la deuxième famille. Nous vivions dans la bulle de la charia, pas comme des Canadiens. En France, vous diriez que nous vivions de façon « séparatiste », c’est-à-dire que nous n’étions pas du tout intégrés », témoigne-t-elle auprès de Marianne. Après avoir subi des violences, elle parvient à prévenir la police grâce à l’un de ses professeurs. Le juge canadien devant lequel l’affaire est arrivée a estimé qu’il n’avait pas à interférer avec le mode de vie d’une famille arabe.

LE VOILE COMME « CLEF » D’ENDOCTRINEMENT
« Plus tard, j’ai subi un mariage forcé avec un homme dont j’ai appris qu’il appartenait à Al-Qaida. J’étais vêtue de noir de la tête aux pieds. » Yasmine accouche d’une petite fille. « C’est pour elle que je suis partie. J’ai décidé de suivre des études de religion à l’Université. C’est là que j’ai pu déconstruire l’endoctrinement islamiste », explique-t-elle aujourd’hui. 

« Pour toutes ces raisons, je considère que c’est très important aujourd’hui de pouvoir parler du voilement des femmes. C’est en décidant de ce que les femmes mettent sur leur tête que le patriarcat islamiste décide de ce qu’elles peuvent ou non avoir dans la tête. » Pour la militante, le retrait du voile est la « clef », le premier pas vers la sortie de l’endoctrinement. « En tout cas, c’est ce qui ressort de mes conversations avec les femmes, très nombreuses, avec qui j’échange tous les jours. » L’accusation « d’islamophobie » adressée au Dr Sherif Emil et les excuses du Journal de l’Association médicale canadienne ? « C’est tout simplement restaurer le délit de blasphème. Contrairement aux pays musulmans, cette censure ne vient pas du haut, de l’État, mais de la base, de la société », déplore-t-elle.

LA TRAHISON DU FÉMINISME
Yasmine Mohammed tient à rappeler à Marianne l’objet initial du voilement : « Séparer les femmes libres des prostituées. C’est tout l’objectif, séparer les femmes pures, les bonnes musulmanes, des femmes impures. Il y a un mot dans le lexique féministe pour ça : ça s’appelle du « slut shaming » (fait d’insulter ou de harceler une femme en raison de sa liberté sexuelle). » Difficile, dès lors, d’accepter qu’en Occident, une partie de la galaxie féministe ait fait, au nom de l’intersectionnalité, de la défense de la liberté de se voiler l’une de ses grandes causes – une « trahison complète de la sororité et du féminisme » pour Yasmine Mohammed.

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#LAISSE-NOUS PARLER
Une réaction à laquelle Masih Alinejad, militante qui s’est engagée contre l’obligation du hijab dans les pays arabes, a été souvent confrontée aux États-Unis. « Quand je suis arrivée aux États-Unis, on m’a dit que si je partageais mon histoire, je risquais de nourrir l’islamophobie », regrette-t-elle auprès de Marianne. D’origine iranienne, elle vit aujourd’hui outre-Atlantique où elle a été naturalisée. Masih Alinejad témoigne de la difficulté qu’elle rencontre à mobiliser les personnalités politiques américaines, et particulièrement les femmes, sur ce sujet. « Les élues ne veulent pas prendre position. Un exemple frappant : en Occident, vous avez le « World Hijab day », qui consiste à promouvoir la liberté des femmes de porter le hijab. Mais une l’initiative inverse pourrait-elle être envisagée ? » Masih Alinejab a contacté les militants à l’origine de cette journée, leur proposant de se joindre à sa campagne contre le voilement forcé : « ils m’ont tout simplement bloquée », complète-t-elle.

 

Please listen to what I say in this video and never say that Middle East has so many “bigger problems” and hijab is a small issue.

For removing such a small piece of cloth women are paying a heavy price in Iran.
Join our new campaign called: #LetUsTalk pic.twitter.com/FTKQLCeqBn

— Masih Alinejad 🏳️ (@AlinejadMasih) January 7, 2022

Des avertissements qu’on lui a également adressés lorsqu’elle a été invitée au Parlement européen, pour défendre la liberté des femmes à porter le burkini. « J’ai dit qu’il était incohérent de défendre cette liberté sans défendre également la liberté des femmes à ne pas porter le voile. En Europe également, on m’a répondu que c’était un sujet sensible. » C’est cette « normalisation » du hijab dans les sociétés occidentales qui inquiètent particulièrement la militante. Et le manque de soutien des mouvements féministes occidentaux, qu’elle espère encore voir se « joindre à nous. Elles doivent nous laisser parler et écouter ce qu’on a à dire. » Et parvenir à débattre de la question sans s’arrêter à la seule notion de liberté individuelle.

« Vous n’êtes pas vraiment libre : vous pouvez porter le hijab et être une bonne fille, ou ne pas le porter et risquer l’enfer , balaie Yasmine Mohammed. Mais la liberté individuelle, c’est de pouvoir le porter ou non. » Selon elle, les notions de liberté individuelle et d’islamophobie servent une stratégie précise : celle des courants fondamentalistes islamiques. « Les djihadistes tuent des gens. Les islamistes, eux, inventent l’islamophobie. L’objectif est le même : interdire la critique de leur idéologie. »

livre le grand détournement

« le grand détournement » par Fatiha Agag-Boudjahlat

Féminisme, laïcité, éducation : pourquoi on n’y comprend plus rien. Le pamphlet le plus renversant de ces dernières années, salué et approuvé par Elisabeth Badinter.

 » Un livre courageux, d’une grande rigueur intellectuelle.  » Élisabeth Badinter
Désormais, certains se prétendent  » féministes  » pour justifier le port du voile intégral. D’autres se cachent derrière le beau mot de  » tolérance  » pour ne pas condamner l’excision. On trouve même des gens qui mélangent  » culturel  » et  » cultuel « , afin de promouvoir tous les communautarismes… Tous jouent avec les mots fondateurs de notre République : il fallait que cela s’arrête. Dans ce livre écrit d’une plume assassine, Fatiha Agag-Boudjahlat démasque dès lors tous ces tartuffes, n’hésitant pas à déconstruire les propos des éditorialistes comme les discours des hommes politiques.
 » Un livre qui fait entendre très fortement des voix qu’on entendait très peu.  » François BusnelLa grande librairie.
 » Le livre qui aborde tous les sujets qui rendent actuellement tous les Français hystériques.  » Yann BarthèsQuotidien.
 » Un livre qui fait entendre très fortement des voix qu’on entendait très peu.  » François BusnelLa grande librairie.

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Fatiha Agag-Boudjahlat (Wikipedia)

livre the wind in my hair

« le vent dans mes cheveux  » par Masih Alinejad

« Une lecture indispensable pour tous ceux qui se soucient de l’égalité des femmes  » Sheryl Sandberg

Un lanceur d’alerte pour les droits des femmes qui vivent sous le joug de la répression et de l’injustice  » Tina Brown

Ces mémoires racontent l’histoire extraordinaire d’une femme, Masih Alinejad, journaliste et militante impressionnante originaire d’un petit village d’Iran, qui a surmonté une énorme adversité pour se battre pour ce qu’elle croyait vraiment et a fondé un mouvement majeur pour les femmes du monde entier en retirant simplement son hijab.

Tout a commencé par une simple photo, une déclaration audacieuse sur la page Facebook de Masih : une femme se tenant fièrement debout, le visage nu, ses beaux cheveux bouclés flottant au vent. Son crime : avoir simplement retiré son voile, ou hijab, qui est obligatoire pour les femmes en Iran. C’est cette photo qui a déclenché un mouvement de libération sur les réseaux sociaux, « Ma liberté furtive ». Dans tout l’Iran, des femmes ont commencé à poster des photos de leurs cheveux découverts sur la page de Masih, défiant ouvertement les strictes croyances religieuses de leur pays (et souvent de leur famille) tout en partageant leurs histoires personnelles sur ce puissant mode d’expression.

Avec la création de « My Stealthy Freedom », (Ma liberté discrète/furtive) Masih a gagné plus d’un million de partisans à travers le monde et a inspiré les femmes musullmanes du monde entier à prendre position pour leurs droits humains fondamentaux. Elle a été couverte par les médias, de Vogue au Guardian, en passant par le New York Times et bien plus encore. Elle a reçu le prix des droits de la femme décerné par le Sommet de Genève pour les droits de l’homme et la démocratie.

Mais dans les coulisses de ce mouvement, Masih a mené un douloureux combat personnel. Elle est divorcée – un péché équivalent à la prostitution dans la culture iranienne. En tant que journaliste, Masih dénonce activement les politiques corrompues du gouvernement depuis plus de dix ans et fait face à des abus et des calomnies à tout bout de champ. En 2009, elle s’est rendue à l’étranger pendant l’élection présidentielle iranienne dans l’espoir d’interviewer Barack Obama. Avant que l’interview puisse avoir lieu, les élections ont été volées, le journal de Masih a été fermé et des milliers d’Iraniens ont été arrêtés. Elle a été expulsée de son propre pays et séparée de son fils unique. Bien qu’elle ait finalement pu emmener son fils à l’étranger, elle n’est pas retournée en Iran et n’a pas vu sa famille depuis des années. Aujourd’hui encore, Masih est convaincue qu’elle retrouvera un jour son pays.

Voix provocante et inspirante pour les droits des femmes, Masih Alinejad parle au nom des femmes du monde entier.

Intrigante et inspirante… sa voix est si importante pour les luttes du peuple iranien pour la liberté et la démocratie  » Azar Nafisi, auteur de Reading Lolita in Tehran.

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Masih tAlinejad (Wikipedia)

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photo Yasmine Mohammed

« Dévoilé : Comment les libéraux occidentaux donnent du pouvoir à l’islam radical  » par Yasmine Mohammed

Unveiled: How Western Liberals Empower Radical Islam

Depuis le 11 septembre 2001, le monde occidental est préoccupé par l’Islam et son rôle dans le terrorisme. Pourtant, le débat public sur cette religion est polarisé : un camp fait l’éloge de la « religion de la paix », tandis que l’autre prétend que tous les musulmans sont des terroristes. Yasmine Mohammed, militante canadienne des droits de l’homme, estime que les deux camps ont dangereusement tort.

Dans Unveiled : How Western Liberals Empower Radical Islam, Yasmine dit sa vérité en tant que femme née dans le monde occidental et mariée de force à un membre haut placé d’Al-Qaïda. Bien qu’elle soit une Canadienne de première génération, elle ne s’est jamais sentie chez elle en Occident. Et même si elle a fréquenté des écoles islamiques et porté le hijab depuis l’âge de neuf ans, Yasmine ne s’est jamais intégrée à sa famille musulmane. Avec un pied dans chaque monde, Yasmine est assez éloignée des deux pour les voir objectivement, mais assez proche pour les voir honnêtement.

À mi-chemin entre « Infidèle » d’Ayaan Hirsi Ali et « Le conte de la servante » (The Handmaid’s Tale) les mémoires de Yasmine entraînent les lecteurs dans un monde auquel peu d’Occidentaux ont accès. En tant qu’éducatrice universitaire depuis plus de quinze ans, l’objectif de Yasmine est de dévoiler la vérité. Les MGF (Mutilations génitales féminines) sont-elles islamiques ou culturelles ? Le hijab est-il imposé ou un choix ? ISIS est-il une représentation du « vrai » islam ou une corruption radicale ? Et pourquoi y a-t-il tant d’informations contradictoires ? Comme la plupart des communautés insulaires, le monde islamique a à la fois une « voix extérieure » et une « voix intérieure ». Il est pratiquement impossible pour les spectateurs d’obtenir une réponse claire.

Sans dire à personne ce qu’il faut croire, Unveiled navigue dans la rhétorique et guide les chercheurs de vérité à travers les récits des médias, le politiquement correct et les mensonges purs et simples, tout en encourageant les lecteurs à parvenir à leurs propres conclusions

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 Yasmine Mohammed (Wikipedia)

Aux origines du voile

Si aujourd’hui le voile est sujet à débat voire à polémique, il n’en a pas toujours été ainsi. Pour mieux comprendre ces questions, remontons aux origines du voile, estimées autour des années – 1 000 avant J-

France Culture

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Syndrome de Stockholm

les nonnes voilées sont heureuses d’avoir pour mari Jésus, c’est leur bonheur

L’asservissement volontaire, reste de l’asservissement.

Source: Page Facebook L’athée Rapie

 

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Les françaises dans 50 ans

Collectif Nemesis

Un peu d'humour

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